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Cyclisme. Dans la roue du Pays bigouden
 
Le Tour de France ne passe pas par les routes du Pays bigouden mais la région reste une belle terre de vélo. Retour sur la grande histoire de la petite reine avec le Loctudiste Jacques Balanec, ancien correspondant sportif au Télégramme.
 
Le Club Cycliste Bigouden : une histoire forte de 71 ans

Fondé en 1947, le CCB a connu rapidement un grand essor et est devenu le club représentatif d’une région à fort caractère avec trois ingrédients indispensables : « Des dirigeants bénévoles, des coureurs de bon niveau et un public fidèle et organisateur d’épreuves sur le territoire », relate Jacques Balanec. Il faut savoir aussi que le club a toujours fait la part belle au cyclisme féminin en comptant longtemps dans ses rangs le plus grand contingent de compétitrices en Bretagne, comme notamment Alexandra Le Hénaff, formée à l’école de vélo du CCB, qui a décroché le titre de championne de France junior en 1996.

Des courses de renom

À partir des années 1950, toutes les communes bigoudènes ont eu leur grand prix cycliste et le CCB a su fédérer les comités des fêtes entre eux en créant par exemple le « Relais des quarante clochers » ou encore le « Chupen Bigouden » (1978-1992 mais qui a repris en 2017, NDLR). À une époque où les patrons pêcheurs locaux faisaient de la surenchère au niveau des récompenses remises à la fin des épreuves. « Tant et si bien que depuis déjà de nombreuses années, le CCB est le premier club de Bretagne pour le contrôle d’épreuves cyclistes » d’après Jacques Balanec. En dehors des épreuves locales, le club a accueilli également sur son territoire de belles épreuves régionales telles que les championnats bretons de plusieurs catégories ou encore le Ruban Granitier breton (1967-1981). Mais comment aborder toutes ces courses sans évoquer le Grand Prix de Plonéour-Lanvern qui constituait, dans les années 1950, l’un des plus grands critériums français ? Tous les cadors venaient s’y affronter, de Jacques Anquetil, cinq fois vainqueur du Tour, en passant par Jean Stablinski, venu arborer sa tunique arc-en-ciel après son titre de champion du monde en 1962.

Le fameux trio bigouden

Le CCB a connu de nombreux succès à partir de la décennie 1950 grâce notamment au fameux trio bigouden composé de Laurent Cariou, Corentin Sévignon et Raymond Souron. Ils ont remporté plusieurs épreuves de haut niveau en Bretagne et à l’échelon national, leur principal fait d’arme collectif étant le titre de champion de France des sociétés (une course contre-la-montre à quatre, NDLR) à Toulouse en 1950 avec l’équipe du Vélo Sport quimpérois à forte coloration bigoudène. À titre individuel, on peut noter que Corentin Sévignon et Laurent Cariou ont rejoint les rangs professionnels au début des années 1950 sous les couleurs de la formation nantaise Stella dont le leader était alors le Breton Louison Bobet trois fois vainqueur du Tour. En 1954, Laurent Souron remporta à Châteaulin la très sélective Flèche Bretonne devant quelques-uns des meilleurs pros du moment comme André Darrigade, champion du monde sur route en 1959. « Mais promouvoir le cyclisme sur leur terre en participant victorieusement aux courses bigoudènes était dans leur ADN ». Ces trois champions sont malheureusement tous décédés aujourd’hui.

Le Tour de France

Le Pays bigouden n’est pas souvent sur le tracé du Tour mais il y est passé lors de l’édition de 1982 remportée par Bernard Hinault. C’était lors de la 8e étape le 11 juillet qui reliait Concarneau à Châteaulin enlevée par le Belge Frank Hoste. La course passait notamment par Pont-l’Abbé, Plonéour-Lanvern, Tréogat, la chapelle de Languidou, Plovan, Penhors, Plozévet et Pors Poullan.

Un éventuel déclin ?

Aujourd’hui, la discipline paraît en recul aussi bien en nombre de coureurs qu’en nombre d’organisations d’épreuves. « De nos jours, les jeunes disposent d’un plus grand choix d’activités sportives avec peut-être moins de contraintes (entraînements, équipements, etc.). À mon époque, soit on faisait du foot, soit on faisait du vélo. J’ai eu la chance de pratiquer les deux ». Quant au nombre d’organisations d’épreuves, celles-ci sont confrontées à des situations de plus en plus contraignantes entre les routes interdites, les mesures de sécurité toujours plus relevées mais aussi des coûts qui explosent. « Mais une chose reste : l’amour du vélo ».

Pambou Le Guellec

 

Publié le 10/09/2018 - 10:02  
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